Les services d’autopartage peuvent-ils être rentables ?

Contexte

Le développement de l’économie du partage et la révolution numérique ont progressivement transformé la conception urbaine de l’automobilité. Traditionnellement associées à la propriété privée et à l’usage soliste, les voitures deviennent le support de services à la demande assurés via des objets partagés, propriété d’un opérateur et accessibles à tous. En tant qu’alternative efficace pour des usages ponctuels de la voiture, l’autopartage apparaît comme un levier clé pour réinventer la mobilité urbaine, dans la mesure où il est intégré au sein d’un système de transport performant.

Néanmoins, l’autopartage peine à trouver un business model stable. Un taux d’abonnement haut et une fréquence d’usage importante ne suffisent pas à assurer la profitabilité du service, comme l’a démontré l’échec de l’ancien service d’autopartage parisien, Autolib’. Face à un déficit important et croissant, et malgré des subventions publiques très importantes, le service a cessé ses opérations en juillet 2018. L’innovation dans les business models est donc capitale pour assurer la continuité de ces services dans le temps, et pour en faire des composantes clés des systèmes de transport urbain.

Méthodologie de l’article

Basé sur une revue de la littérature, sur les recherches de 6t sur l’autopartage à Paris, ainsi que sur des entretiens menés à Copenhague, Lisbonne et Madrid en 2017, le dernier article de 6t, publié dans la revue scientifique Transport Policy, appréhende l’autopartage sous l’angle de l’offre. Les auteurs y analysent les propositions de valeur existantes, présentent les nouveaux jeux d’acteurs dans le secteur, et réalisent une revue critique des dernières innovations dans le domaine de l’autopartage.

Pour plus d’infos

L’article est librement accessible jusqu’au 3 mai à l’adresse suivante :

https://authors.elsevier.com/a/1YjPb,L-HRUJUO

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