Automobile : Comment lutter contre la congestion dans les grandes métropoles ?

 

Foule à Saigon

Pour lutter contre la congestion automobile dans les grandes métropoles, est-il plus efficace de construire des routes ou de les démolir ? C’est un des enjeux qu’aborde Gaele Lesteven, chargée d’études chez 6t, dans un article publié dans la revue en ligne du Moniteur en octobre 2013.

L’article s’appuie sur une partie des résultats de sa thèse sur les « Stratégies d’adaptation à la congestion automobile dans les grandes métropoles : analyse à partir des cas de Paris, Sao Paulo et Mumbai ». 

 

Un extrait de l’article :

La congestion automobile se manifeste au quotidien dans les grandes métropoles. Elle se traduit par des embouteillages, des temps de parcours qui s’allongent et une incertitude sur l’heure d’arrivée. La congestion est le résultat d’un déséquilibre, à un moment donné en un point donné, entre la demande automobile et l’offre viaire. Soit l’offre devient inférieure à la demande, comme dans le cas d’un accident qui réduit temporairement la voirie disponible. Soit la demande devient supérieure à l’offre. Ce sont, à titre d’exemple, les heures de pointe les jours de la semaine sur les voies rapides urbaines.

Comment la puissance publique lutte-t-elle contre la congestion, autrement dit comment cherche-t-elle à rétablir l’équilibre entre l’offre viaire et la demande automobile ? Quatre grandes catégories de régulation sont envisageables :

 • Ne rien faire. Autrement dit, considérer la congestion comme un rationnement naturel de l’offre.

 Améliorer l’offre viaire. Les stratégies dites de « l’offre » sont les réponses classiques des ingénieurs du trafic à la congestion automobile. Elles s’organisent en deux classes principales :(1) accroître le réseau en construisant des routes et/ou en les redimensionnant ; (2) augmenter la capacité du réseau existant en améliorant son exploitation ;

• Réduire la demande automobile, ou du moins la contrôler, pour qu’elle s’accorde à l’offre. Ces stratégies de la demande se déclinent en deux classes principales : (1) contraindre l’usage automobile ; (2) proposer des alternatives à l’usage automobile (développement des transports en commun, promotion du vélo, de la marche, etc.).

• Articuler transport et urbanisme. Le but est de contrôler, sur le long terme, l’offre et la demande, grâce à la planification.

Que choisit la puissance publique parmi ces catégories de régulation ? Quelles sont les raisons qui guident son choix ? Nous proposons de regarder en détail la politique de lutte contre la congestion dans deux grandes métropoles de pays émergents : Mumbai (anciennement Bombay), en Inde, et São Paulo, au Brésil.

 

Pour lire l’article complet, c’est par ici.

Pour plus d’informations sur la thèse : gaele.lesteven@yahoo.fr

 

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